Sélectionner une page

Hier soir, j’étais au restaurant avec France pour mon 61e anniversaire et quelque chose d’étrange s’est passé. Après le repas, France me lisait la carte des desserts et je n’arrivais pas à faire un choix. Je lui dis en blague qu’elle devrait aviser la serveuse que c’est mon anniversaire, qu’on m’apporterait un morceau de gâteau avec un feu de bengale et ça m’éviterait l’effort de faire un choix. France s’interrogeait sur ce qu’elle devait faire et elle choisit de me remettre ma carte de fête en attendant de prendre une décision. Alors la serveuse arriva avec un dessert et un feu de bengale, comme par magie.

Nous nous demandions toutes les deux comment la serveuse avait deviné que c’était ma fête. France ne se souvenait pas l’avoir mentionné au moment de la réservation. Nous avons interrogé la serveuse. Elle avoua avoir entendu France me souhaiter bonne fête au moment de son arrivée au resto, ce qui expliqua ce heureux “hasard”. C’est loin d’être la première fois, qu’un de ces “hasards” se produit dans ma vie.

Dans une semaine, j’entreprends un voyage à vélo de 3 mois en Amérique centrale. Plusieurs de mes proches sont impressionnés de ma décision de partir seule, pour aussi longtemps, dans des régions aussi peu sécuritaires. Je sais que je ne serai pas seule, que je rencontrerai plein de nouvelles personnes. Je sais que de sortir de ma zone de sécurité, de me mettre en position de vulnérabilité, m’amènera à m’ouvrir aux autres, car tôt ou tard, j’aurai besoin de leur aide. Je sais que lorsque les difficultés se présenteront sur ma route, les solutions se présenteront aussi. Je pars à la découverte de nouveaux pays, mais je pars surtout à la découverte de moi-même. Je serai confrontée à mes limites, mais je prendrai aussi conscience de mes forces.

Mon voyage est peu préparé. Je sais d’où je pars, Cancun, et où j’aimerais me rendre, Panama City. Pour le reste, je laisse place à la découverte et place à la magie et ses “hasards”.